Ne pas remettre sa vie à plus tard.
Il est facile de penser que l’on deviendra enfin quelqu’un après une réussite. Un diplôme, une entreprise ou une reconnaissance semblent alors pouvoir nous donner une valeur que nous ne nous accordons pas encore.
J’ai compris que cette attente me faisait négliger ce qui existait déjà. Mon histoire, les compétences acquises, les personnes aidées et les engagements tenus ne disparaissent pas parce que je n’ai pas atteint tous mes objectifs.
Reconnaître cela ne m’oblige pas à renoncer à l’ambition. Je peux vouloir apprendre et construire davantage sans traiter ma vie actuelle comme une étape indigne d’attention.
Regarder les preuves discrètes.
Une compétence apprise ou une parole respectée se remarquent parfois moins qu’un résultat spectaculaire. Pourtant, ces actes donnent aussi une consistance à un parcours. Je veux apprendre à les voir sans attendre qu’un public les applaudisse.
La comparaison peut m’aider à découvrir ce qui est possible. Elle devient moins utile lorsqu’elle me conduit à juger toute mon existence à partir de ce qu’une autre personne montre. Je ne connais ni l’ensemble de son histoire ni ce que sa situation lui demande.
Se respecter et continuer à apprendre.
Prendre ma valeur humaine au sérieux m’amène à mieux protéger mon temps, mon corps et mes limites. Cela m’aide aussi à recevoir une aide ou un compliment sans considérer qu’ils ne peuvent pas s’adresser à moi.
Je garde cependant une distinction essentielle. Ma dignité ne rend pas toutes mes idées justes et ne me dispense pas de travailler. Je peux accueillir une critique, reconnaître une erreur et continuer à apprendre sans remettre toute ma personne en question. C’est à partir de cette base que je souhaite avancer.

