Reconnaître ce que le résultat révèle.
J’aimerais parfois apprendre sans payer le prix de mes erreurs. Un conseil compris à la lecture peut pourtant rester abstrait jusqu’au moment où une décision me confronte à ses conséquences.
Cela ne me conduit pas à rechercher les erreurs. Je préfère apprendre de celles des autres lorsqu’elles sont documentées. Mais lorsque je me trompe, je veux regarder ce que cette situation révèle de mes hypothèses et de ma préparation.
Je pensais connaître un client, un coût ou un partenaire. Le résultat m’oblige à examiner cette confiance. L’important devient alors de préciser ce que je n’avais pas compris, plutôt que de m’arrêter à la seule déception.
Faire entrer la leçon dans le travail.
Dans J’ai compris, je rapproche cet apprentissage des systèmes que l’on construit. Un oubli peut conduire à une liste de vérification. Un contrôle insuffisant peut demander une procédure plus solide. Une difficulté de recrutement peut amener à revoir les critères utilisés.
Une correction concrète donne une suite à ce que l’on vient de comprendre. Sans elle, je risque de reconnaître la même erreur plusieurs fois sans modifier les conditions qui la rendent possible.
Je distingue aussi une erreur commise malgré une préparation raisonnable de la négligence qui se répète. Accueillir l’apprentissage ne signifie pas renoncer à la responsabilité.
Permettre que les difficultés soient dites.
Dans une équipe, la manière de réagir compte. Si toute erreur devient une humiliation, les personnes peuvent chercher à la cacher. Je veux plutôt que l’on puisse signaler, corriger et conserver une trace utile de ce qui s’est passé.
Je reviens alors sur les faits, les signaux observés et ce que la prochaine décision devra changer. Les années d’expérience ne suffisent pas à elles seules. Ce travail de retour et de correction aide à ne pas traverser les mêmes situations de la même manière.

